Werner Lambersy, DARK IS THE NIGHT, Histoire de la Mort

La mort

N’a pas d’histoire

Elle est là depuis le tout

Début 

Elle sera là

A la toute fin avec 

Ou sans les roses avec 

Ou sans nous

Elle sera seule

Et n’aura 

Jamais eu le temps ni

L’occasion

De nous dire pourquoi

*

Tu as mis

La machine en marche

Ô mort !

Machiniste à la gueule

De charbon

Conductrice 

De la locomotive diesel

Ou électrique

Ô ingénieur(e) 

Dans les centrales de l’

Atome et quoi

Encore demain

Au cœur des galaxies 

Qui ne s’occupent pas

Des hommes

Ô  pain sans levure

De ma voix

Galette  sur 

La pierre brûlante 

Des femmes

Ô soupir

De la nuit qui n’est

Qu’un râle

Ô Nous pourrissons

A l’étal

Des marchands de

4 saisons

Personne n’ose plus

Toucher

D’un doigt qui palpe

*

Je ne te découvre aucun

Visage 

Même le miroir de poche

Te refuse

Sauf si ta main de voleuse

Fouille dans

Les poches des paupières

Parfois

Quelqu’un me parle de toi

Mais c’est encore moi près

Des roses sans 

Pétales 

Qui se demande 

Où est passée cette beauté

*